Le conducteur n'avait pas les mains sur le volant de sa Tesla.
Le conducteur n'avait pas les mains sur le volant de sa Tesla


Malgré les alertes du logiciel d'aide à la conduite Autopilot, le conducteur tué en mars 2018 à bord d'une Tesla, n'avait pas les mains sur le volant au moment de l'accident.

Au fil des semaines, les circonstances de l'accident de la Tesla, survenu le 23 mars à Mountain View (Californie), se précisent. Selon le régulateur américain des transports, NTBS, le conducteur tué en mars 2018 à bord d'une Tesla n'avait pas les mains sur le volant au moment de l'accident, malgré les alertes du logiciel d'aide à la conduite Autopilot.

La voiture avait alors cogné contre une glissière de sécurité puis deux autres voitures provoquant la mort de son conducteur.

Autopilot était bien enclenché depuis près de 19 minutes au moment de l'accident.

Des avertissements ignorés

Pendant ce laps ce temps, la Tesla a envoyé deux alertes visuelles et une alerte sonore indiquant au conducteur de mettre ses mains sur le volant. Ces avertissements avaient été envoyés plus de 15 minutes avant la collision.

«Les mains du conducteur ont été détectées sur le volant pendant 34 secondes, en trois fois, durant les 60 secondes précédent l'accident mais pas pendant les six dernières secondes», précise l'enquête.

Trois secondes avant l'impact, la vitesse de la Tesla est passée progressivement de 100 km/h (62 mph) à 114 km/h (70,8 mph) et aucun signe de freinage ou de mouvement du volant n'a été détecté.

On peut se poser la question, pourquoi, lorsque le conducteur ne réagit pas aux injonctions, le véhicule ne se met-t-il pas automatiquement en sécurité sur le bord de la chaussée?

Batterie en feu

Le régulateur souligne qu'il a fallu 200 gallons (757 litres) d'eau et de neige carbonique pour éteindre la batterie de la voiture électrique, qui avait pris feu sous l'impact et qu'elle s'est de nouveau embrasée cinq jours après, exigeant une nouvelle intervention des pompiers.

Cet accident avait suscité des échanges particulièrement vifs entre Elon Musk et le NTSB, qui avaient abouti à ce que Tesla décide ne plus participer à l'enquête.

Le NTSB a aussi ouvert une enquête sur un autre accident impliquant une Tesla qui a fait deux morts en Floride (sud-est) il y a quelques semaines. Mais elle porte sur l'embrasement de la batterie du véhicule et non sur Autopilot, que Tesla présente comme un logiciel d'aide à la conduite et non de conduite autonome.
Selon Tesla, Autopilot rappelle en permanence qu'il est de la responsabilité du conducteur de laisser ses mains sur le volant et de garder le contrôle du véhicule à tout moment.

Article original : http://pro.largus.fr